« Qu'ils mangent du gâteau ! » — Ce que les figures en porcelaine nous disent de la société du XVIIIe siècle
26 juin 2023Dans notre exposition actuelle C'EST UNE PASSION ! Nous montrons une variété de références et de thématiques historiques de l'art avec nos figurines en porcelaine.
points de contact. Le soi-disant or blanc raconte une époque révolue où les différences de classe étaient clairement visibles.
Les scènes bucoliques (https://de.wikipedia.org/wiki/Bukolische_Diktion) montrent particulièrement clairement quelle idée idéalisée la noblesse avait de la vie à la campagne.
Le tournant de la classe supérieure vers une idylle rurale qui n'a rien à voir avec le dur travail quotidien de la population ordinaire n'est pas sans rappeler le
monde fantastique et bizarre de Marie-Antoinette (1755 – 1793). La reine de France a laissé le soi-disant dans le parc du château de Versailles Hameau
de la Reine créer un village artificiel où elle pourrait échapper à l'étiquette de la cour et se plonger dans son idée de la vie à la ferme.
Une image emblématique est le portrait d'Élisabeth Vigée-Le Brun (1755 – 1842) de 1783, qui montre Marie-Antoinette dans une simple robe de mousseline,
qui plus tard sous le terme chemise à la pure a été popularisé. Cela illustre aussi le tournant vers la nature, vers le simple, vers le (supposé) paisible.
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Par Élisabeth Vigée-Lebrun - Collection de Louis de Hesse et à
Rhin, château de Wolfsgarten en Hesse., domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=141783 |
La mise en scène paraît ridicule aujourd’hui, mais il faut sans doute la replacer dans le contexte de l’époque. Pensez juste à ça Levier de la pure, le rituel du lever quotidien que devait subir Marie-Antoinette. L'anecdote suivante d'une des femmes de chambre de Marie-Antoinette montre toute la théâtralité de la vie de cour :
« L'influence de la reine était analogue à celle du roi. La dame d'honneur avait le droit de remettre sa chemise à la reine pendant qu'elle s'habillait. La dame du palais enfila son jupon et sa robe. Mais si une princesse de la famille royale se présentait, elle avait le droit de jeter la chemise sur la reine. Une fois, la reine venait d'être complètement déshabillée par ses dames. Sa dame d'honneur tenait la chemise et venait de la présenter à la dame d'honneur lorsque la duchesse d'Orléans entra. La dame d'honneur rendit la chemise à la femme de chambre, qui venait de la donner à la duchesse.
voulait céder le relais à l'arrivée de la comtesse aînée de Provence. La chemise revint désormais à la femme de chambre, et ce ne fut que des mains de la comtesse de Provence que la reine la reçut enfin. Elle devait rester debout tout le temps, nue comme Dieu l'avait créée, et regarder les dames se complimenter mutuellement avec sa chemise. » – Madame Campan (citée sur https://de.wikipedia.org/wiki/Lever)
À quel point le fantasme de la classe supérieure de la population au XVIIIe siècle est loin de la réalité, on se rend compte en regardant de plus près les chiffres de notre exposition.
considéré. Les visages des groupes professionnels représentés sont tous fins, délicats, pâles et correspondent à l'idéal de beauté. Le Fille avec baratte à beurre embrasse le maillet d'une manière si gracieuse et élégante qu'il peut difficilement être associé au travail moite et ardu de piler le beurre.
Le dicton bien connu « Qu'ils mangent du gâteau » pour répondre aux besoins alimentaires de la population a été utilisé par erreur par Marie-Antoinette.
baisse la bouche; Néanmoins, il est un bon symbole de la décadence de la noblesse et aussi de l'ignorance tragique et de l'ignorance de la réalité de la vie.
des travailleurs. Les personnages nous racontent non seulement des histoires sur les métiers passés, les styles et le traitement de la porcelaine, mais ils sont également
Témoins d'une société dans laquelle deux groupes se faisaient face, se fascinaient, mais se touchaient à peine.
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